16 jours de plus
Aujourd'hui, ça fait 34 ans que ma mère est décédée. Mais aujourd'hui est un anniversaire particulier parce qu'aujourd'hui, j'ai vécu 16 jours de plus qu'elle.

Bienvenue dans un espace calme, un lieu où je dépose ce qui traverse ma vie : des fragments, des images, des éclats de mémoire, des pensées qui cherchent leur forme. Ici, je partage ce qui m'habite, sans bruit, sans urgence, à mon rythme, sans la pression que peut engendrer un réseau social.
Je viens de la photographie, et mon regard s'est construit dans la lumière, les ombres, les détails. J'ai toujours pensé qu'un simple déplacement du point de vue, de l'endroit où l'on se trouve, peut révéler une autre histoire. Cette manière de percevoir le monde continue de guider mes mots.
J'écris avec une sensibilité où le temps n'est jamais vraiment linéaire. Certaines pensées arrivent, s'installent avec insistance, et je tente alors de leur trouver des mots. Elles naissent souvent dans le silence, parfois dans l'ombre, comme des murmures. Puis elles prennent de l'ampleur, jusqu'à ce moment où, comme l'eau, elles se faufilent partout et trouvent leur chemin vers l'extérieur.
Ce blog est l'endroit où je les dépose pour qu'elles existent pleinement, dans l'espoir qu'elles provoquent un écho quelque part.
Ce n'est pas un réseau social. C'est un refuge, une bulle ouverte, un endroit où je peux raconter ce qui me traverse — et où vous pouvez entrer si vous le souhaitez.
PS : Comme je vis entourée de mes chats — et confinée dans ma chambre — il se peut que ce blog contienne une quantité tout à fait déraisonnable de photos félines. Vous êtes prévenus.
Aujourd'hui, ça fait 34 ans que ma mère est décédée. Mais aujourd'hui est un anniversaire particulier parce qu'aujourd'hui, j'ai vécu 16 jours de plus qu'elle.
L'Encéphalomyélite Myalgique (EM/SFC), ou syndrome aigu post-infectieux (Post-Infectious Syndrome en anglais), est une maladie neuro-immunitaire reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé depuis 1969. Pourtant, elle reste l'une des pathologies les plus méconnues, stigmatisées et abandonnées par les gouvernements du monde entier.
J'aime écrire. C'est une nécessité, une respiration, un acte vital. Ma pensée va vite, elle se déploie, elle s'enflamme, elle s'ouvre dans toutes les directions. Et pour ne pas la laisser se perdre ou s'éteindre, j'écris. J'écris pour lui donner une forme, pour la rendre vivante, pour la partager.
Ou "Ne me dites pas que c'est impossible"